La science a-t-elle tué Dieu ?

 David Porter
Les cours de science au lycée sont l’endroit idéal pour rattraper le sommeil en retard ou pour parler avec les filles quand le prof ne regarde pas, et je n’ai pas dérogé à la règle. A la fac, ce n’était pas très différent…

Il semble que bien des chrétiens évitent d’étudier les sciences, parce que, à mon avis, ils s’imaginent devoir constamment affronter des scientifiques si sûrs de pouvoir effacer Dieu de l’équation de la vie. Rien que la tentative d’une réponse scientifique incluant Dieu en tant que Créateur suffit à déclencher les tirs. Ils s’écrient : « On ne peut pas mélanger science et religion ! Ce sont deux domaines incompatibles. »

Le problème est qu’ils émettent des proclamatio

La religion de l’évolution

Ecrivain et évolutionniste passionné, Michael   Ruse   commente   certaines   des
tendances « religieuses » de ses collègues :

“Il n’y a pas de doute (qu’il y ait un élément religieux dans ce que quelques Darwiniens font).   Si   vous   regardez   certains   livres populaires,  comme  les  écrits  de  Gould  ou Dawkins, et Ed Wilson dans « Sur la Nature Humaine »—ceux-ci   …    transcendent    le purement scientifique. Je pense que souvent les   évolutionnistes,   au   moins   dans   le domaine public, vont au-delà de la science pour  passer  dans  la  religion  séculière  ou l’humanisme séculier.

( Les  « Nouvelles du Matin de Dallas » Ruse a écrit le livre  “la Lutte de l’Evolution-Création”)

s très religieuses. Si ce qu’affirment certains scientifiques est vrai, il n’y a pas de Dieu ou, s’Il existe, Il ne s’intéresse probablement pas à nous. Beaucoup d’entre eux considèrent ceux qui croient au Dieu-Créateur-de-l’Univers comme des idiots-du-village ou, au mieux, comme des gens simples et bornés.

Ils ancrent leur foi dans la nature et dans ces processus naturels supposés nous avoir amenés là où nous sommes.

Toutefois, toute science qui élude Dieu échoue à répondre à certaines questions de la plus haute importance : « D’où vient l’univers ? – Comment la vie a-t-elle commencé  – Quelle direction prendre dans tout ça ? » Auteur du livre « Une brève histoire du temps », le professeur Stephen W. Hawking admet candidement : « Aujourd’hui encore, nous aspirons à savoir pourquoi nous sommes là et d’où nous venons. »

Alors je me suis mis à lire, à penser et à réfléchir pour mon compte. J’ai découvert qu’il n’existait pas toujours de preuves irréfutables pour bien des choses affirmées avec aplomb par des scientifiques incrédules. Ils n’ont foi qu’au fait que nous pourrions prendre leurs théories pour des faits avérés.

Ils interprètent de très minces évidences comme si elles décrivaient un ensemble complet, alors qu’en réalité leurs idées sont formées de quantités de suppositions.

J’ai aussi appris que de nombreux scientifiques hautement qualifiés croient en Dieu (et en Son Fils Jésus), y compris des lauréats du Prix Nobel.

Ce qui est probablement le plus choquant, c’est que plus nous apprenons plus l’évidence scientifique semble pointer vers le Dieu-Créateur-de-l’Univers.

Je ne prétends pas être un scientifique mais je suis tombé par hasard sur plusieurs choses qui m’ont surpris. Voyez plutôt.

Les Origines de l’Univers

La plupart des scientifiques, croyants ou non, admettent que l’univers a eu un commencement – le fameux « Grand Boum » ou « Big Bang » – bien que l’origine ou l’objet même de l’explosion soit un mystère.

Dans son livre « Une brève histoire de presque tout », Bill Bryson imagine ainsi le point de départ : « C’est ainsi que du néant commence notre univers. En un éclair, un instant de gloire trop rapide et vaste pour être décrit, la singularité prend des dimensions célestes et devient espace au-delà de toute imagination. Alors de cette première seconde vitale… naissent la gravité et toutes les lois de  la physique. En moins d’une minute, l’univers s’étend sur des milliards de kilomètres et ne cesse de grandir. »

La science appelle cet instant : T = 0. La Bible l’appelle : Genèse 1:1.

Alors que vous lisez comment les scientifiques envisagent le Big Bang, vous vient peut-être à l’idée : « Grand Boum, mon œil ! Ca ressemble davantage à une Grande Parole de Dieu. » Voici de quelle façon le Créateur lui-même décrit l’événement : « D’un mot le Seigneur a créé le ciel, d’un ordre de sa bouche toute la troupe des étoiles… Car il parle, et ce qu’il dit arrive ; aussitôt dit, aussitôt fait. » (Psaume 33:6,9, Version Français Courant)

Alain Guth, un des pères de la théorie de l’univers inflationniste faisait remarquer que les chances d’une création de l’univers par hasard étaient des plus improbables. Il supposait, au second degré sans doute, que nous pourrions avoir été faits dans les sous-sols d’un autre univers. L’auteur de l’épître aux Hébreux est légèrement plus précis :  » Par la foi, nous comprenons que l’univers a été formé par la parole de Dieu, de sorte que ce qui est visible a été fait à partir de ce qui est invisible. » (Hébreux 11:3)

Origine de la Vie

Un autre mystère est la manière dont la vie serait issue de l’océan primitif, la soupe « pré biotique » du commencement. Il nous a été impossible de comprendre – et ce n’est pas faute d’y avoir durement travaillé – comment des éléments inanimés pouvaient prendre vie.

Et si nous n’avons pas réussi, c’est que ce n’est pas chose aisée !

Par exemple, si vous voulez construire une cellule vivante, il vous faut des protéines, de l’ADN, ainsi qu’une membrane pour enfermer le tout. A partir de là, tout se complique. Il y a des millions de types de protéines dans un corps humain. Les protéines sont constituées d’acides aminés. Mais pour composer des protéines, ces acides doivent s’assembler en séquences spécifiques. Pour épeler le mot « organe », par exemple, il faut placer les lettres dans le bon ordre. « Granoe »ne transmettrait pas la bonne information.

De la même façon, les acides aminés devraient s’enchaîner dans le bon ordre afin de former des protéines, sachant que certaines protéines nécessitent plus d’un millier d’acides placés exactement dans le bon ordre. Pour être fonctionnelles, encore faut-il que les protéines qui en résultent aient une forme spécifique. Pouvez-vous seulement imaginer les chances pour que tout ceci se mette en place accidentellement ?

Ensuite, il nous faut ajouter l’ADN capable de se reproduire et trouver la membrane qui enveloppera le tout. Et tous ces éléments doivent apparaître en même temps. Bryson l’exprime de la manière suivante : « C’est un peu comme si tous les ingrédients de votre cuisine trouvaient le moyen de se mélanger et de se cuire en gâteau – mais un gâteau qui aurait en plus la particularité de se diviser en cas de besoin pour produire davantage de gâteaux. » (Bryson-page 289)

Bryson n’écrit pas d’un point de vue créationniste, mais il écrit avec honnêteté et certaines de ses observations sont franchement saisissantes.

Ceux qui croient que l’univers est vieux pensent que depuis des milliards d’années, les lois de la probabilité auront eu tout loisir de faire apparaître la vie par hasard. Cependant, beaucoup de scientifiques ont fini par l’admettre : cela n’a pas pu se produire de manière accidentelle.

L’ordre de l’Univers

Stephen Hawkings a vendu un nombre incalculable d’exemplaires de son livre. Dans son ouvrage, il revendique : « Nous sommes d’insignifiantes créatures sur une planète mineure d’une étoile moyenne dans la banlieue extérieure d’une galaxie parmi des centaines de milliards d’autres. De la sorte, il est bien difficile de croire en un Dieu qui s’occuperait de nous ou même ne ferait que remarquer notre existence. »

La Terre est-elle réellement aussi insignifiante que cela ? Quelques scientifiques estiment que l’univers tout entier aurait pu être formé en sorte de rendre possible la vie sur Terre. Il y a tant de « coïncidences » qui font de la Terre le lieu idéal de Vie. Aurions-nous gagné à une espèce de loterie cosmique ou Quelqu’un a-t-Il tout planifié à la perfection ?

Essayons de réfléchir :

Lee Strobel pense que les nouvelles preuves scientifiques pointent de plus en plus vers un Créateur. « Il s’avère que la Terre est tout sauf ordinaire, que notre soleil est très au-delà de la moyenne, et que même la position de notre planète dans la galaxie n’a rien de fortuite… En bref, de nouvelles conclusions suggèrent que nous sommes spéciaux. (« Créateur »,Strobel, page 155)

Stephen C. Meyer, directeur du Centre pour la Science et la Culture, à l’Institut de la Découverte à Seattle (Washington, USA), prétend que plus d’une trentaine de paramètres physiques et cosmologies distincts au calibrage précis sont nécessaires pour produire un univers qui rendrait la vie possible. (livre de Strobel, page 132)

L’astronome Guillermo Gonzales, co-auteur du livre « La Planète privilégiée », parle de l’emplacement de la Terre dans l’univers. « En terme d’habitabilité, je pense que nous sommes à la meilleure place possible. C’est que notre emplacement fournit suffisamment de composantes pour produire une terre, tout en fournissant un faible niveau de menaces vitales. Je ne peux vraiment inventer un exemple d’un autre lieu dans la galaxie qui serait aussi propice à la vie que notre emplacement. » (Strobel, page 171)

Considérant à quel point tout l’univers semblait réglé avec une incroyable précision, le magasine Discover ne pouvait que s’étonner : « L’Univers est improbable. Hautement improbable. A un point profondément choquant. » (Strobel, page 135)

Le poids des voix scientifiques

Et ceux qui croient en un Créateur ne sont pas tout à fait des idiots-du-village.

Allan Sandage est probablement le plus grand cosmologiste d’observation au monde. Sandage travaille à Pasadena (Californie), à l’Observatoire Carnegie. Le « New York Times » le surnomma « le vieux sage de la cosmologie ». A l’âge de 50 ans, Sandage devint Chrétien. Alors qu’on lui posait la question sur la compatibilité d’être à la fois scientifique et Chrétien, Sandage répondait : « Oui. Le monde est bien trop complexe dans toutes ses composantes et intercommunications pour n’être dû qu’à la seule chance. Je suis convaincu que l’existence de la vie, avec tout son ordonnancement dans chacun de ses organismes, est simplement trop bien assemblée. » (Strobel)

Le professeur de Chimie « Fritz » Schaefer a été nominé au Prix Nobel et a récemment été élu parmi les 3 meilleurs chimistes au monde. Il dit : « Le sens et la joie des sciences se révèlent en ces rares moments où je découvre quelque chose de nouveau. Alors, je me dis à moi-même : ‘C’est donc ainsi que Dieu l’a fait !’ Mon but est de comprendre un petit coin du plan de Dieu. » (U.S. News & World Report, 23 décembre 1991)

Même Einstein, bien qu’il n’acceptât jamais la réalité d’un Dieu personnel, devait accepter non sans réticence ce qu’il appelait « la nécessité d’un commencement » ainsi que l’éventuelle « présence d’une puissance supérieure dotée de raison ».

Le physicien nucléaire John Polkinghorn fut l’un des collègues de Hawking à Cambridge. Il abandonna sa chaire prestigieuse de professeur de physiques théoriques à Cambridge en 1979. Son motif ? Il entra au séminaire de théologie pour devenir pasteur. Après avoir œuvré dans une église locale pendant quelque temps, il s’en retourna à Cambridge prendre la présidence du Queen’s College. Il affirme : « En effet, je prends Dieu très au sérieux. Je suis un Chrétien convaincu et je crois que Dieu existe et S’est fait connaître en termes humains en Jésus-Christ. »

Auteur de la célèbre équation de Schrödinger, Erwin Schrödinger résume le problème ainsi : « Je suis stupéfait de constater à quel point l’image scientifique du monde réel autour de moi est déficiente. Elle nous délivre une foule d’informations factuelles, ordonne toutes nos expériences de manière magnifiquement cohérente. Mais elle est horriblement silencieuse quant à toute cette diversité de choses qui nous tiennent effectivement à cœur et qui nous importent réellement. »

L’univers sans Dieu serait un lieu désespérément vide. Mais parce que Dieu est vivant et puissant, et qu’il s’intéresse à chacun d’entre nous, nos vies ont un sens. Nous vivons pour Lui, et la mort n’est que le passage dans Sa présence.

Je suis enthousiasmé par le fait que la science n’a pas tué Dieu. J’ai lu que de puissants télescopes permettent aux astronomes de revenir sur 80 % du « Big Bang ». Si nous pouvions réellement retrouver à cet instant précis de la création, nous pourrions voir peut-être une grande main nous faire signe.

« Coucou, c’est moi ! » dirait le Seigneur. Il est bien vivant ! Plus que jamais…

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Références citées :

1 The Case for a Creator, Lee Strobel
2 A Short History of Nearly Everything, Bill Bryson
3 une conférence du Dr Fritz Schaefer, présentée à l’Université du Colorado (printemps 1994).

Une pensée sur “La science a-t-elle tué Dieu ?”

  1. Pour pre9ciser mon commentaire pre9ce9dent, je diairs que c’est le fondement ontologique de la foi que de ne pas avoir besoin de preuve. Par ailleurs, la question qui hante les neurologues est celle de savoir ce qu’est un concept et de se demander si l’esprit humain est capable de se comprendre? D’autre part, le monde est celui que nous appre9hendons, celui dont nous sommes capables d’avoir la perception, mais qu’est-il au-dele0s de nos sens ? Il est d’ailleurs ne9cessaire aux chercheurs de de9velopper un imaginaire pour formuler des concepts qui ont souvent d’ailleurs une forme poe9tique. Cet imaginaire permet d’e9largir notre champ pre9hensible, mais jusqu’of9 ? Et ce champ peut-il englober l’univers ? Est-il confine9 dans des limites paradigmiques induites par la pre9hension acquise ? Citations sur le the8me e0 me9diter : Je crois personnellement qu’il y au moins un proble8me philosophique qui inte9resse tous les hommes qui pensent. C’est le proble8me de la cosmologie : le proble8me de comprendre le monde, nous-meames et notre connaissance en tant qu’elle fait partie du monde. Je crois que toute science est cosmologie et, pour moi, l’inte9reat de la philosophie, aussi bien que celui de la science, re9side uniquement dans leurs contributions e0 l’e9tude du monde. Pour moi en tout cas la philosophie, comme la science, perdraient tout leur attrait si elles devaient renoncer e0 un effort dans ce sens Karl Popper dans un extrait de la pre9face e0 l’e9dition anglaise de La logique de la de9couverte scientifique en 1959.(lu sur le site de l’Afis). Dans un cosmos muet, le verbe comprendre ressortit e0 la psychologie. Toute philosophie devient une anthropologie historique. Celle-ci tente de rendre compte d’une espe8ce qui engendre des mondes imaginaires Manuel de Die9guez. Pour comprendre, apprenons e0 reaver! August Kekule9 Les proble8mes qui existent dans le monde aujourd’hui ne peuvent eatre re9solus par le niveau de pense9e qui les a cre9e9s Albert Einstein L’art ne reproduit pas le visible, il rend visible [ ] Le merveilleux et le sche9matisme propres e0 l’imaginaire s’y trouvent donne9s d’avance et, dans le meame temps, s’y expe9rimentent avec une grande pre9cision Paul Klee, Credo du cre9ateur L’abstrait n’a pas d’image, c’est son de9faut ontologique. Seul le re9el est filmable. Pas la re9alite9 Ignacio Ramonet

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