DES ATHÉES COMMENCENT À FAIRE MARCHE ARRIÈRE

 
La plupart d’entre nous ont été au moins une fois assaillis par les ‘nouveaux athées.’ Les personnalités telles que Richard Dawkins et son livre : « Pour en finir avec Dieu » et Christopher Hitchens et son ouvrage au titre provocateur : « Dieu n’est pas grand » attaquent l’idée de Dieu et se moquent de ceux qui croient en Lui.

Nous avons entendu des militants comme Polly Toynbee, la présidente de l’association des Humanistes de Grande Bretagne affirmer : « De tous les éléments du Christianisme, celui qui est le plus repoussant est l’idée que le Christ a pris nos péchés sur lui-même et a sacrifié son corps en agonie pour sauver nos âmes. Est-ce que nous lui avons demandé de faire cela ? » demanda-t-elle dans un article qui attaquait « Les Chroniques de Narnia » de C.S. Lewis.

Les nouveaux athées sont plus agressifs et ouvertement intolérants dans leur promotion de la ‘non-foi.’

Avec toute leur clameur et leur sarcasme, on penserait que tous les gens intelligents—les scientifiques et les philosophes en tête—ont quitté le pays des fées de cette foi en Dieu et ont voyagé jusqu’à la vérité éclatante de l’athéisme.

En fait, certains des athées les plus en vue font un pèlerinage dans le sens contraire, soit ils épousent une foi en Christ soit ils arrivent tout au moins à la conclusion que Dieu doit exister quand ils considèrent les découvertes scientifiques de ces dernières années.

Un athée connu qui a trouvé la foi est Andrew (A.N.) Wilson, l’écrivain anglais.

Il a publié un tract: « Contre la religion. » La période athée de sa vie dura presque trente ans puis en avril 2009 il a étonné beaucoup de monde avec un article dans le journal The Daily Mail qui racontait sa conversion au Christianisme.

Ecrivant sur le site web de la ‘Fondation de Richard Dawkins pour la raison et la science’ il nota : «l’origine de ma foi est due en grande partie aux vies et exemples de gens que j’ai connus—pas les gens bien connus ni des saints, mais des amis et parents qui ont vécu, et qui
ont fait face à la mort dans la lumière de l’histoire de la Résurrection ou dans l’acceptation tranquille d’un futur après leur mort. »

Le nom de son article : « La religion de la haine : pourquoi nous ne devons plus être intimidés par des intellos bavards qui règnent en Grande Bretagne et qui sourient avec dédain du Christianisme » (www.Richarddawkins.net)
« Je suis de la nature de Thomas qui doute et j’aurais dû me méfier des symptômes quand j’ai eu une « expérience de conversion » il y a 20 ans » dit-il dans un article apparu dans le New Statesman. « Quelque chose m’arrivait qui m’était extérieur —une lueur de certitude intérieure, le sens entêtant d’être uni avec une marée d’autres qui ne croient pas. Ma conversion était à l’athéisme. »

“J’ai réalisé qu’après être allé toute une partie de ma vie à l’église, tout le château de cartes s’était effondré pour moi—le sens de la présence de Dieu dans la vie, l’idée qu’il y avait un Dieu, et encore plus l’idée d’un Dieu miséricordieux dans ce monde brutal. Et pour l’idée que
Jésus avait été le fondateur du Christianisme, ça me semblait grotesque … c’était tout un non-sens, aussi bien que l’idée d’un Dieu personnel ou un Dieu d’amour dans cet univers qui souffrait. »

Il parle de la liberté que cette ‘ conversion ’ donnait. « Enfin ! Je pourrais me joindre au credo partagé par tant (la plupart ?) de mes contemporains occidentaux —que les hommes et les femmes sont purement des êtres matériels … qu’ici est tout ce qu’il y a, que Dieu,
Jésus et la religion ne sont que des idioties : et pire (allez mon vieux) la cause d’une grande partie (non, allez !) de la plupart (non, allez jusqu’au bout !) de tous les troubles du monde de Jérusalem à Belfast, de Washington à Islamabad.

Le problème était que sa nouvelle foi s’avérait insuffisante. « J’ai regardé plusieurs amis et même ma propre mère mourir dans une courte période de temps et cela m’a convaincu que des « explications » purement matérialistes pour notre mystérieuse existence humaine
ne collaient pas— au niveau intellectuel.

«… nous sommes des êtres spirituels, et la religion de l’incarnation, qui affirme que Dieu a fait l’humanité à son image et qu’il restaure constamment l’humanité à son image, est vraie. Comme un modèle pour la vie et un gabarit contre lequel on peut mesurer l’expérience,
ça cadre. »

« Pendant quelques années j’ai refusé d’admettre que ma conversion à l’athéisme avait été un coup de folie de mon âge mur. Avoir laissé ma foi fut comme une conversion sur le chemin de Damas. Mon retour fut lent, hésitant, plein de doute. Il en sera toujours ainsi ; mais je sais que je ne referai jamais cette erreur. »

Anthony Flew

Anthony Flew était renommé comme philosophe et certains affirment que cet anglais, qui est mort en 2010, était l’athée le plus connu dans le monde Anglophone jusqu’à l’annonce qu’il fit en 2004 qu’il croyait à l’existence de Dieu.

Il attribua le fait qu’il avait changé de croyance au principe de Socrate : « suivre l’évidence partout où elle mène. » Cette évidence l’a mené à Dieu. Il faut remarquer qu’il n’a pas forcement mis sa confiance dans le Seigneur Jésus mais il a dit croire que Dieu existait.

Au lieu d’empêcher Flew de croire en Dieu, des découvertes scientifiques l’ont aidé à suivre l’évidence.

« Maintenant je crois que l’univers est venu à l’existence par une intelligence infinie. Je crois que les lois complexes de l’univers manifestent ce que les scientifiques avaient appelé la Pensée de Dieu. Je crois que la vie et la reproduction ont une source divine pour
leur origine. Pourquoi crois-je cela, après avoir exposé et défendu l’athéisme pendant plus d’un demi-siècle ?

« La réponse brève est celle-ci : c’est l’image du monde, comme je le vois, qui émerge de la science moderne. La science a insisté sur trois aspects de la nature qui orientent vers Dieu. La première est que la nature obéit à des lois. La deuxième est la dimension de la vie,
organisée intelligemment et motivée par la résolution qui est venue de la matière. La troisième est l’existence de la nature même.

« Mais ce n’est pas seulement la science qui m’a guidé. J’ai été aidé par une étude renouvelée des arguments philosophiques classiques. »

Il cite Einstein : « Nous sommes comme un petit enfant qui entre dans une bibliothèque géante remplie de livres en plusieurs langues. L’enfant sait que quelqu’un a écrit ces livres. Il ne sait pas comment. Il ne comprend pas les langages dans lesquels les livres ont été écrits.

L’enfant soupçonne un ordre mystérieux dans l’arrangement des livres mais il ne sait pas ce que c’est. Il en est de même pour l’adulte, même le plus intelligent vis-à-vis de Dieu. Nous voyons l’univers merveilleusement arrangé et qui obéit à certaines lois mais nous comprenons mal ces lois. Nos pensées limitées saisissent la force mystérieuse qui fait bouger les constellations. »

En parlant de sa propre croyance Flew dit : « … depuis le début des années 1980,j’avais commencé à reconsidérer mes convictions. J’ai confessé à ce moment-là que les athées devaient être embarrassés du consensus cosmologique contemporain, parce qu’il semblait que les cosmologistes voulaient prouver philosophiquement ce que Saint Thomas d’Aquin avait dit qu’on ne pouvait prouver : c’est-à-dire que l’univers avait un commencement.

« Mais la théorie du Big Bang a tout changé. Si l’univers avait un commencement, ça devient raisonnable, presqu’inévitable, de demander qu’est ce qui a produit ce commencement. Cela modifiait radicalement la situation. »

La « foi » de Flew allait jusqu’à un certain point mais il n’y a pas d’évidence qu’il soit devenu Chrétien bien qu’il notait qu’il croyait que le Christianisme avait les meilleurs arguments d’une religion véridique. Il a dit qu’il n’a jamais eu cette révélation et il a compris que le dernier pas était un pas de foi.

« Je crois que l’affirmation que Dieu était incarné en Jésus-Christ est unique. Il est difficile, je crois, de réaliser comment vous allez juger ceci à moins que vous ne le croyiez ou pas.

“Y avait-il ou y aurait-il une révélation divine? Vous ne pouvez pas limiter les possibilités d’omnipotence sauf en produisant ce qui est logiquement impossible. Toute autre chose est possible pour celui qui est omnipotent. »

(citations tirées de New Statesman “Why I believe again” A N Wilson Published 02 April 2009; “Religion of hatred: Why we should no longer be cowed by the chattering classes ruling Britain who sneer at Christianity” www.Richarddawkins.net; There Is a God (Antony Flew and Roy Abraham Varghese)

photo: everystockphoto-nasa-space-46215-o

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