Le kamikaze se détend

David Porter

C’est toi la main de Dieu qui touche des blessés. C’est toi sa voix qui murmure sa compassion.

Dans le temps, j’étais un peu kamikaze pour certaines choses. Les enterrements par exemple. Je ne les aimais pas et je proclamais : « Quand je mourrai, mettez moi tout simplement dans une boîte et enterrez-moi. Je serai avec le Seigneur, alors ça m’est égal. »

Je voulais que personne, par exemple, me voyant dans mon cercueil ne dise : « Il a l’air tout naturel, tu ne crois pas ? » Si vous avez l’air naturel quand vous êtes mort vous étiez assez laid quand vous étiez vivant.
Les enterrements sont souvent de lourdes expériences émotionnelles et je ne voyais pas une raison pour soumettre ma famille à cela.

Heureusement pour les pompes funèbres, j’ai changé d’avis. J’ai enfin réalisé que les services d’inhumation ne sont pas pour les morts. Ils sont pour les vivants. Et bien que je ne sois pas très à l’aise avec leurs puissantes démonstrations d’émotion, je sais maintenant au moins pourquoi nous le faisons.

J’étais au Luxembourg quand mon grand-père Deloney est mort aux USA il y a des années de cela et je ne pouvais pas assister à l’enterrement. Il me semblait bizarre après, de visiter grand-mère et ne pas trouver grand-père. Les vivants font la séparation psychologique avec le défunt lors des obsèques. Nous célébrons la vie du mort mais c’est aussi une manière visuelle de réaliser que le monde a changé et nous devons nous ajuster.

Ca fait partie du deuil. Ce n’est pas facile mais c’est nécessaire. Les amis entourent la famille et l’aident pour traverser ce temps difficile. Quand papa est mort, j’ai vraiment ressenti cette force de communauté.

Et j’ai ressenti Dieu qui me portait la semaine passée quand ma femme a eu une intervention chirurgicale au niveau du cœur. Dans notre famille c’est souvent Phyllis qui est plus sensible et qui envoie des cartes ou qui téléphone. Moi, je suis plus : « Levez-vous. Allez. La vie continue.”

Mais j’étais profondément touché par les visites, les appels, les sms, les emails, les messages Facebook, et les cartes qui nous sont venus de nos enfants, nos amis, des églises qui nous aiment, des lecteurs de Taches, des chiens, des chats …non, attendez. Il n’y avait pas de chien ni de chat. Je me suis laissé un peu emporté.

J’ai taquiné Phyllis en disant que nous avons eu tant de prières que nous avons sans doute un surplus qui reste. Peut-être que nous pouvons les garder pour ensuite les utiliser dans d’autres situations à venir.

Comme j’avance dans la vie, j’apprends que nous avons besoin les uns des autres. Si le kamikaze qu’était David à 23 ans croyait qu’il pouvait y arriver tout seul, le David détendu de 63 ans réalise de plus en plus quelle bénédiction Dieu nous a donnée quand il a créé les relations avec notre famille et nos amis. Bien souvent ce sont eux qui expriment le cœur de Dieu pour nous. Quand nous avons mal, c’est souvent par leurs mains et leur voix que Dieu nous parle.

Dieu nous a mis dans cette vie ensemble. Si vous n’avez besoin de personne il y a quand même des gens qui ont besoin de vous. Même votre blessure peut aider dans la guérison d’un autre. Vous croyez peut-être que c’est seulement une carte, un mot d’encouragement, une visite, etc. mais en réalité c’est quelque chose de puissant.

« Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, qui nous console dans toutes nos afflictions, afin que par la consolation dont nous sommes l’objet de la part de Dieu, nous puissions consoler ceux qui se trouvent dans l’affliction ! » (2 Corinthiens 1:3, 4)

Soyez sensible à ceux qui vous entourent. Dieu vous utilisera pour les relever parce qu’Il les aime et c’est comme ça qu’Il a choisi d’agir.
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Réfléchir—

Un jour sans louer le Seigneur est impensable. Si je croyais ne pas avoir une raison de louer le Seigneur je devais être aveugle, sourd, la langue enlevée, ma mémoire effacée, et mon soufflé arrêté. Que je considère chaque jour incomplet jusqu’à ce que je Te loue. » Léon Hiebert

Sourire—
Ma fille Christi a écrit sur Facebook: « Merci au Seigneur pour (mes) enfants qui me font sourire. Jessie (5 ans) entre et déclare : « Maaaaman, j’ai des choses à dire … hum, un : Je suis malade … je crois que je vais peut-être vomir … ET je suis hyperactive … ET je veux de l’argent. »

 

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