Le bébé qui pleure à trois heures du matin

Tu te souviens de ces années où tu rêvais d’avoir des bébés – de mignonnes petites bouilles d’amour et de câlins qui se fraieraient un chemin jusqu’aux plus profonds recoins de ton cœur à coup de areeeeeuuuuuuh et de agaaaaaa ? 

Et puis, un de ces chéris descendus tout droit du ciel est entré dans ton monde et tu l’as tenu dans tes bras pour la première fois. Tu as atteint le bonheur ultime. Que pourrait-il y avoir de mieux que passer les 18 à 20 prochaines années à nourrir cet ange (ou les 25 à 35 prochaines années) ?

Voilà la lignée de la famille assurée pour 80 années supplémentaires.

Tu te souviens de ce grand jour où tu as ramené ce petit bébé à la maison, après la maternité ? Tout était parfait. Enfin, presque parfait. Elle ne voulait pas aller dormir. Sûrement à cause de coliques. Finalement, elle s’est endormie et ton corps heureux et fatigué s’est glissé entre les draps pour sept heures ininterrompues de repos bien mérité.

Mais à une heure du matin, un petit cri a troué le brouillard de ton sommeil, suivi d’un staccato de « Ouin, ouin, ouin, » allant crescendo. Oh non !

Mon expérience personnelle

Je ne me suis jamais bien débrouillé la nuit. Ma femme raconte qu’elle était en train de préparer un biberon pour notre premier-né au milieu de la nuit et mon travail consistait simplement à lui mettre la tétine dans la bouche. Soudain, une explosion de cris a ébranlé la nuit.

D’après elle, j’essayais de mettre la tétine dans l’oreille du bébé, plutôt que dans sa bouche. C’est ce qu’elle dit. C’est difficile d’en être sûr avec les yeux fermés.

Mais j’étais plutôt bon quand c’était mon tour de me lever avec les petits. Nous avons eu trois marmots en moins de trois ans. Essaye un peu pour voir ! Il a bien fallu que j’aide un peu.

Durant ma troisième année de paternité, la fatigue a eu raison de moi. Il est possible que j’ai prétendu être endormi quand c’était mon tour de me lever. Les mamans ont plus de patience que les papas, de toute façon. Enfin, elles sont patientes avec les bébés. Elles ne sont pas patientes avec nous. Désolé de la dénoncer, mais elle n’a pas été très patiente cette nuit-là.

L’attrait de la nouveauté s’estompe rapidement, n’as-tu jamais remarqué ?

Tellement nouveau, tellement merveilleux. Mais quand les cris provoqués par une couche vraiment, vraiment, vraiment dégoûtante te tirent hors de ton lit douillet à trois heures du matin, où s’enfuient donc tous ces sentiments agréables ?

Quand Dieu nous réveille

Quand nous rencontrons le Seigneur, c’est un monde nouveau qui s’offre à nous. Le pardon des péchés. La communion avec le Père. L’espérance éternelle. Nous désirons de plus en plus Sa présence.

Honnêtement, il n’y a rien sur Terre qui s’approche de ce que nous ressentons dans la présence de Dieu. Ces premiers jours sont tellement nouveaux, tellement merveilleux.
Mais nous nous habituons tellement à Sa présence que nous finissons par penser qu’Il n’est pas là. Nous avons oublié comment c’était avant de le connaître et nous pensons qu’Il est parti. La partie étincelante de notre relation s’atténue.

C’est ce qui s’est passé pour Israël.

« Car le troisième jour l’Éternel descendra, aux yeux de tout le peuple, sur la montagne de Sinaï » (Exode 19:11).

Nous voulons toujours voir Dieu. Là, cela allait être le cas. Les hommes n’avaient jamais eu de révélation de Dieu comme ils allaient en avoir maintenant.

« Le troisième jour au matin, il y eut des tonnerres, des éclairs, et une épaisse nuée sur la montagne ; le son de la trompette retentit fortement ; et tout le peuple qui était dans le camp fut saisi d’épouvante » (Exode 19:16).

Le peuple a été ébranlé, frappé d’étonnement.

« Ils dirent à Moïse : Parle-nous toi-même, et nous écouterons ; mais que Dieu ne nous parle point, de peur que nous ne mourions » (Exode 20:19).

Mais ils s’y sont habitué. La montagne brûlait toujours, la fumée continuait à s’en échapper. Peut-être que le tonnerre et la trompette résonnaient encore par moment. Mais c’est devenu habituel pour eux. Ils ne tremblaient plus.

Jusqu’à ce qu’ils tombent profondément dans le péché – une orgie juste à côté de la montagne qui brûlait du feu de Dieu ! Elle brûlait toujours mais cela ne les effrayait ni ne les intriguait plus.

C’est incroyable, mais nous pouvons banaliser la présence de Dieu. Pendant une réunion, nous passons le temps de l’adoration à nous demander où nous allons manger après l’église. Les problèmes nous écrasent et nous ne voyons plus Dieu dans ce lever de soleil, dans ce sourire de bébé. Nous ne remarquons plus Sa présence en nous.

Quand tu te retrouves froid et non-réactif vis-à-vis de Dieu, mais vivant pour tout ce qui excite tes émotions et passions, il est temps de faire quelque chose. Si tu restes comme cela, tu risques de tellement t’endurcir que Dieu ne pourra plus pénétrer dans tes artères spirituelles rigidifiées.

La bonne nouvelle, c’est que nous Le trouvons quand nous Le cherchons. Et c’est bien plus précieux qu’une montagne en train de brûler ou qu’un miracle. Parce qu’Il est ici. Et Il est doux et précieux et merveilleux et Il me remplit de Lui.

Comment chercher Dieu ?

Tu fouilles au plus profond de toi-même et tu Le cherches. Tu mets ton être intérieur en mouvement. Tu regardes dans la direction où tu veux aller, vers ce que tu veux obtenir, et tu te mets en route. Sa Parole nous aide à le faire. La prière nous aide. La fréquentation des réunions de l’église nous aide. D’autres chrétiens nous aident.

Mais nous n’irons nulle part si nous ne nous mettons pas en mouvement.

Lis avec foi et avec un désir de Dieu. Prie avec foi et une faim de Dieu. Vas à l’église avec foi et des louanges pour Dieu. Parle de Lui aux autres avec un zèle pour Dieu. Sers ceux qui sont autour de toi avec amour pour Dieu.

As-tu particulièrement besoin de Dieu aujourd’hui ? T’es-tu refroidi ? Tu devrais peut-être crier dans Sa direction et dire clairement : « Ouuuuuuuuuiiiiiinnnnnnnnnnn ! »

Il comprend parfaitement.

Hmmm 

Nous devenons toujours semblables à ce que nous adorons. Bill Johnson
 

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