Ils s’aiment….Ils se sont aimés ! Nathalie Biava

Nathalie Biava

coupleJe revois encore cette scène qui me fait sourire maintenant, mais qui a eu le don de m’agacer dans les premiers jours de notre mariage. Alors que je mettais tout mon amour pour préparer un petit plat à mon cher et tendre mari, je l’ai vu arriver vers moi, l’air réprobateur, déclarant : « mais ce n’est pas comme ça qu’on le fait ! Ma mère… » Je n’ai pas retenu les propos qui ont suivi…sa mère…et moi j’étais désormais SA FEMME !

Le couple« Ils s’aiment…Ils se sont aimés ! »

Derrière le ton sarcastique de ces deux comédies à la télé se cachent tant de situations qui relatent une triste réalité. Reproches incessants entrecoupés de réconciliations éphémères ; « vieux dossiers » qui alimentent des histoires sans fin, et bons amis qui abondent dans notre mauvaise foi, ne voulant surtout contrarier personne…

Mais de quel amour s’agit-il ?

D’un amour sans concession où l’autre a tant de défauts qu’il doit vraiment changer, LUI !? Où ce qui me plaît est naturellement bien, par conséquent je ne vois vraiment pas pourquoi lui demander son avis ?

D’un amour égoïste où j’en oublie ses besoins ? Un amour où mes tracas, ma maladie peut-être, sont SI importants ?

D’un amour sélectif duquel ma belle famille n’obtient que quelques faveurs ? « Ma mère à MOI n’agit pas comme ça » !!

Mon amour est-il un amour qui n’archive pas le passé : tout le passé ? Avez-vous remarqué combien les situations difficiles reviennent vite à notre esprit ?

Lorsque nous écoutons attentivement les conversations, les émissions télévisées (films ou autres), c’est de cet amour-là que s’alimente notre monde aujourd’hui.

Lorsque je me suis mariée, j’avais 18 ans, nous venions de donner notre vie à Jésus-Christ et notre engagement, ainsi que notre amour se sont basés sur un autre credo : ils s’aiment…ils s’aiment toujours plus.

Ils s’aiment…ils s’aiment toujours plus.

Un jour quelqu’un m’a dit : « S’aimer, ce n’est pas se regarder l’un l’autre, mais regarder dans la même direction. » Mais quelle direction ? Celle d’un passé mêlé de souffrances, de désunion parentale, peut-être… ? Nous avons choisi de regarder dans la direction de la croix où l’amour de Jésus n’a rien de commun avec celui de notre monde. C’est avec son amour que nous pouvons aimer l’autre toujours plus.

L’amour de Christ est :

Celui qui nous fait sortir de notre nombrilisme, qui fait que ce qui LUI plaît est plus important que ce qui ME plait, où le besoin de LE satisfaire est plus important que celui de ME satisfaire.

Il est le miroir qui me permet de me voir tel(le) que je suis avec tout ce qui doit encore changer en moi, avant de vouloir le changer lui.

Il est la mémoire d’un passé qui enrichit, qui m’amène à me réjouir des moments merveilleux et à rire de nos différences.

C’est un amour protecteur qui ne tolère pas la critique (destructive) d’autrui.

Voilà comment Paul le décrit : « L’amour est patient, il est plein de bonté, l’amour. Il n’est pas envieux, il ne cherche pas à se faire valoir, il ne s’enfle pas d’orgueil. Il ne fait rien d’inconvenant. Il ne cherche pas son propre intérêt, il ne s’aigrit pas contre les autres, il ne trame pas le mal.. L’injustice l’attriste, la vérité le réjouit. En toute occasion, il pardonne, il fait confiance, il espère, il persévère. » (1 Cor. 13 :4-7, le Semeur)

C’est amour-là vient de Dieu : « … car Dieu a versé son amour dans nos coeurs par l’Esprit Saint qu’il nous a donné. » (Romains 5 :5, le Semeur).

Et oui, c’est l’amour fait toute la différence—surtout quand il nous compare à sa mère !

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