L’étrange clé qui ouvre la porte du Royaume

Je vais faire un petit sondage. Vous pouvez répondre en levant la main. Combien d’entre vous ont un jour désiré être pauvre ?

Pas moi. Je n’ai jamais voulu être pauvre, laid, au chômage ou un supporter des Philadelphia Eagles, des Washington Redskins ou des New York Giants (equipes de football americaines).

Jusqu’à ce que, un matin, je lise : « Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux ! » (Matthieu 5:2). (Pour autant, je ne veux toujours pas être supporter des Eagles, des Redskins ou des Giants).

Le mot grec utilisé ici pour « pauvre » est le même mot que celui utilisé pour désigner un mendiant. Remarque bien que Jésus n’a pas dit que ceux qui n’avaient pas d’argent sur leur compte en banque étaient bénis. Il y a des gens qui ont des millions et qui sont pauvres en esprit et d’autres qui n’ont pas vingt centimes et qui sont en faillite spirituelle.

Il y a une grande différence entre la faillite et la pauvreté quand il s’agit des bénédictions de Dieu. Une de ces deux attitudes garde la porte du royaume céleste fermée à double tour alors que l’autre l’ouvre en grand.

Une personne qui est pauvre en esprit ne se sens pas lésée. Elle n’est pas constamment en train de bouder parce que le monde entier lui doit quelque chose et ne veut pas la payer.

Une personne pauvre en esprit sait que, sans l’aide de Dieu, elle est fichue… mais elle compte sur l’aide de Dieu. Ce n’est pas simplement se sentir impuissant, c’est se sentir assez confiant pour savoir que Dieu est de notre côté et aller de l’avant en comptant sur l’aide qui vient d’en Haut.

La Bible nous raconte l’histoire de quatre lépreux « pauvres en esprit » (2 Rois 7). Un de mes pasteurs les appelait « Harley, Farley, Charley et Clide. » La Bible ne leur donne pas de nom, alors, juste pour s’amuser, appelons-les comme cela.

Les ennemis du peuple de Dieu avaient encerclé la capitale et la famine sévissait dans la cité. Nos quatre lépreux étaient assis près de l’entrée de la ville, parce que les lépreux ne pouvaient pas se mêler aux autres. C’était des perdants. Des faibles. Des hommes sans valeur.

Mais pas idiots.

Ils étaient affamés, comme tout le monde. L’un d’entre eux – je ne sais pas s’il s’agissait de Harley, Farley, Charley ou de Clyde – a dit aux autres : « Pourquoi rester ici jusqu’à ce que nous mourrions ? » Ils avaient trois choix – rester et mourir de faim, aller dans la ville et mourir de faim, ou aller voir l’ennemi et mendier quelque chose à manger. Je dois insister sur le fait que cette dernière option n’était pas sans danger.

Mais avec les deux premières options, ils étaient sûrs à 100 % de mourir, alors qu’avec la dernière, ils étaient seulement sûrs à 99,999 % de mourir. Plus pauvres que ces gars-là, on ne peut pas trouver.

Mais Dieu s’en est mêlé et nos quatre pauvres gars ont sauvé la ville (C’est une super histoire. Lis 2 Rois 7:3-19).

Il sait qu’il a besoin d’aide

Le pauvre en esprit sait qu’il a besoin de Dieu – désespérément. Il ne se présente pas lui-même comme « Un des Grands de Dieu. » Il ne regarde pas les autres de haut parce qu’il n’a pas l’impression que tout un tas de gens qui ne lui arrive pas à la cheville. Il ne rivalise pas avec les autres pour obtenir la première place. Il les aide.

John Ortberg raconte une histoire très parlante à propos de cette attitude : « Robert Roberts a écrit au sujet d’une classe dans laquelle l’enseignant a introduit un jeu appelé « piétiner le ballon. » Chaque enfant avait un ballon attaché à sa jambe. Quand le signal était donné, le but du jeu était d’écraser le ballon des autres tout en protégeant le sien.

Les enfants de dix ans s’en sont donné à cœur joie et, en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, un gars se tenait fièrement avec son ballon intact, le gagnant, le mâle alpha, ou peut-être la femelle alpha. Hé, hé, hé ! »

Et puis, une classe d’enfants avec un retard mental est entrée. On leur a attaché des ballons autour de leur cheville, on leur a donné les instructions et le jeu a commencé. Mais l’enseignant a dû parler trop vite, parce que ces enfants n’ont pas compris le but du jeu.

Ortberg continue : « Au lieu de se battre les uns contre les autres, ces enfants ont cru qu’ils étaient censés s’aider les uns les autres à éclater les ballons.

Alors, ils ont joué à une version de « piétiner le ballon » coopérative. Un garçon s’énervait parce que le ballon ne restait pas assez immobile pour qu’il puisse l’écraser. Alors, la petite fille à qui le ballon était attaché s’est agenouillée et a soigneusement tenu son ballon pendant que le petit garçon l’écrasait. Grand sourire.

« Et puis, il s’est agenouillé et a tenu son ballon immobile pour qu’elle puisse l’écraser. Et quand le dernier ballon a été écrasé, tout le monde a crié et applaudi. Tout le monde avait gagné. Ils avaient tout bonnement inventé un système alternatif brillant de notation. Dans ce nouveau système, les étudiants ne marquaient pas des points les uns contre les autres, mais les uns avec les autres. »

Ces pauvres enfants en sont sortis plus riches.

Le pauvre homme riche

Nous avons tout intérêt à reconnaître notre pauvreté devant Dieu. Si nous ne pouvons pas la voir, nous sommes aveugles et condamnés à n’utiliser que nos maigres ressources. « Grroarrrrrrr ! » (C’est le bruit que va faire ton estomac spirituel). En ce qui concerne les choses du Royaume, je suis vraiment dans le besoin. Il est grand, Il est tout, et je ne suis qu’un petit vermisseau insignifiant en comparaison.

Un petit conseil : si tu es pauvre, demande de l’aide ! Si tu ne demandes pas à Dieu, c’est comme si tu disais : « Ne t’inquiète pas. Pas de problème. Je m’en occupe. » Et nous empêchons alors Dieu de nous aider.
Ou alors, si nous ne demandons pas, c’est que nous nous satisfaisons de trop peu.

Imagine un peu que tu sois un mendiant assis au bord de la route et voilà que la Rolls Royce du roi du pays passe par là. La voiture s’arrête dans un crissement de pneus juste devant toi et un homme distingué, bien habillé, en sort.

Le roi !

Il te demande : « Que veux-tu ? »

Lui répondrais-tu : « Un quignon de pain, mon seigneur » ?

Pas moi. Moi, je lui dirais : « J’aimerais un grand sac de cookies aux raisins, mon seigneur, et un bon travail. » Ou peut-être : « Un sac ou deux remplis de pièces d’or feront l’affaire, sire. »

Les portes du royaume s’ouvrent en grand pour celui qui sait qu’il est dans le besoin et qui demande.
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Hmmm …
« De même aussi l’Esprit nous aide dans notre faiblesse, car nous ne savons pas ce qu’il nous convient de demander dans nos prières » (Romains 8:26). Il est très important pour nous de ne pas avoir peur de nos faiblesses – parce que la faiblesse est le terrain le plus fertile où Dieu puisse travailler dans nos vies !

Quand nous affrontons un obstacle qui nous dépasse, une crainte qui nous paralyse ou ce trou noir terrible d’impuissance que nous ressentons lorsque nous nous tenons devant un autre être humain qui a une maladie ou un besoin auquel nous ne pouvons rien faire – sommes-nous capables de rester dans cet état de faiblesse, d’attendre un peu plus longtemps en compagnie de Jésus lors de Sa faiblesse à la croix et de voir ce que Dieu Lui-même va dire ou faire ? Nous devons apprendre à résister à la tentation d’effacer ou de remédier à ce saint moment de faiblesse avec de l’activité compulsive toute humaine, tout en demandant plutôt la grâce et en attendant de voir ce que Dieu va faire : c’est à cette condition seulement qu’ils verront Sa puissance (1 Corinthiens 12:9). » Chuck Haavik
image: www.pixabay.com

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